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PANOaAMA

PITTORBSQDE

DE LA FRANCE.

V.

dommatre du tomt Cinquimr.

BOUTTB BB BUmUBEÇUE.

▲ISNE.

nORD.

▲RDENHBS.

BOUTE] BE ^CSBEMBOOBO.

U dttcriptfoa de» départements qui précèdent c«lal de la Manche , roycx , T. I

MANCHE. CALVADOS.

BOUTE BB BBE8T.

Voy«, pour la dcMription du département de Seine-elOfse . T. I , aooT'a »■ NahtM|

BURE-BT-LOIRE.

ORNE.

MAYENNE.

ILLE-BT-YILAINE.

COTE5-DU-NORD.

FINISTERE.

SARTHE. MORBIHAN.

DEUX-SEVRES.

VENDEE.

TTPOGBAPBIB DE FIRMIK DIDOT PRÈIIBS,

PANORAMA

PITTORESQUE

DE LA FRANCE,

(Drné de 86 Cartee rotttimd, ie 70 portraitd

WS SOIS

680 MAONIFIQUBS VIGNETTES GRAVÉES SUR ACIER,

LES KTABLlMKKBRTf »*SAIIX HIlliBA&B8 BT I.Bf CHATBAinC FITTOBRSQirKS , LBS intWtCMSf HOIfUHBMTS , SITES EBHASQUASLBS, ETC. ,

ET D'UNE GRANDE CARTE ROUTIÈRE DE LA FRANGE ;

PAR UNE SOCIÉTÉ SE «Bits SB LBTTSRS. PB GÉOGMAPHES BT SPARTIATES.

mm DIDOT FRfiRES, ^.DITEDRS.

' HxîMlE CIN

,* y-.

PARIS,

AUX BUREAUX DE LA BIBLIOPÉENNE ,

RUB RICHELTEU, 79 ET 8l. MDCCCXXXIX. '

« J

PITTORBSQUK

DE LA FRANCE.

ROUTE DE PARIS A DUNKERQUE,

TRATERSAirr LES DÉPARTEMENTS DB L'aISHE, du NOBB, BT COMinJNIQUAIfT AVEC LES ABBBlIlfBt.

DEPARTEMENT DE UAISNE.

Jttnrratrr it pam à Vhxnknqae.

»AB lOICSOKS, LAOK, SAIHT-QUXaTXS , DOUAI BT UL1«B, 90. UBVIS.

Fam m Boan«t. - n-Andot

Landredes ...B]«<«*^0^<« 4

LaQoesnoj ^.,..X3^.. S

Jenlain ^QT. . S

Valencteniie* B]>«**Vy*« 2

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Pont- Jk-Marcq. . . ^ K^.. S

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DE- PARIS i iBÏK^JX^iAiiX^EAVAS.

Oh sort de Paris par le faubourg Saint-Mari in, en laissant , à droke, les carrières de Belleville et la route de Meauz. La route parcourt un pays riche et bien cultivé jus^'au rdais du Bourget; peu après on entre dans le département de Seine-et-Oise, et Voo jooit d*aiie fort belle vue. Après avoir traversé la route de Reims et de Versailles , on entre à Reîasf , et nue lieue plus loin, un peu avant le MéniKAmelot, ou passe du département de Seioe^-Oise dans celui de Seine-et-Marne, en laissant, à droite, l'avenue de JutHj, qui cBoduit au célèbre collège de ee nom. La route, quoique un peu montueuse, est agréable et diversifiée; un peu avant Dammartin , la vue plane sur une plaine de plus de quinte Bencs d'étendue. En sorUnt de cette ville, on descend une pente rapiœ et Ton passe dans le déparfement de TOise. On longue ensuite les avenues du château do Plessîs-Belle- viOe, en laissant, à gtiuche, la forêt et le village d'Ermenonville, célèbre par son parc

49* Livraison. (AiSfra.) 49

7 I^ARTEMXNT OE L'AISSIE.

endianteur, que les admîratenrs de J.-J. Rousseau ne doivent pas manquer de Tisiter. 11 n'y a pas de relais à Ermenonville , mais le maître de poste de Dammartin y conduit en payant une poste et demie.

Dans le court trajet que Ton parcourt dans le département de TOise , on traverse les villages de NanteuiMe-Uaudouiii , Levignen, Yaucienne, et Ton entre dans Le départe- ment de l'Aisne un peu avant Yillers-Cottereis , petite ville située au milieu de la forêt de son nom, ofi Ton remarque une jolie place décorée d'une belle fontaine. Au sortir de celte ville, ou côtoie la furet et Tou passe devant la principale aveuue du chàieau construit par François I**', et converti aujourd'hui en une niaison de détention. La forêt de ViUerB- Cotterets offre de beaux sites ei se termine par une demi-lune du côté du relais de Ver- lefeuille. Après ce relais, une descente presque coniinuelle conduit dans b belle vallée de Soissons, ville ancienne Ton arrive par le faubourg Saint- Christophe, et d*où Ton sort par le faubourg de Saint- Vast, en traversant TAisne sur un pont de pierre. La roule est assez unie jusqu'au village de CroUy, après lequel une côte longue et esc>r|iée, boi*dée de rochers et de carrières de pierre , conduit sur le sommet d'un mont élevé d*où Ton aperçoit la ville de Laon, située à une dislanoe de plus de six lieues; on y arrive par la belle plaine de Chivy, coupée d'une multitude de jardins l'on cultive les beaux artichauts qui alimentent les marehés de Paris et de plusieurs autres grandes villes. La route que l'on parcourt ensuite offre peu d'intérêt de Laon à Marie. On sort de ce boin^

Ton arrive par le faiibourg Chantereine et par la porte du même nom. On en sort par k faubourg de Saint-Germain pour gravir une montagne, d'où l'on descend dans une ^orge l'on voit une arche très-élevée , pour remonter ensuite une côte qui s'abaisse insensiblement Jusqu'au bord d'une plaina au milieu de laquelle est bâti le village d'Étreux- Landernas.

DÉPARTEMENT DE L'AISNE.

APERÇU STATISTIQCB.

Lb département de l'Aisne est formé du Soissonnais, du Ladimais, du Tardenais, du Termanaois et de la Thiériache, petits pays compris dans la Picardie méridionale ; d'une petite partie du Valois appartenant à l'ile de France, et de la Brie champenoise. Il tirs son nom de l'Aisue qui O'aV^rsirdtiLr^t'^ lk>u^*^;Ia^ivise en deux parties inégales. Ses bornes sont : au nordT^lârB^giquVet lQ.^|»arf«tiîeht du Nord; à l'est, les départe- ments des Ardennes et la* Marne; liu sud, belUtde Manie; et à l'ouest, celui de l'Oise et de la Somme. »••. : :.•":: :w«;

La surface de ce département. ofTiSe u&e[siiiîe t^Ûinuelle de plaines ondulées, entre- coupées dans le nord de collii^Ds et de Hlloife! Lés più-ties centrales et méridionales offrent des chaînes de collines auxoii^l<son/do4nè4iinûm^de montagnes à défaut de masses

F lus élevées. La nature semnlç aymr/dfvisê-cp^ département eu deux parties distinctes : Hoe septentrionale, of6*ant une plaine ^sans Irarnes," et qui parait horizontale; l'autre méridionale, couverte d'une chaîne de collines ou montagnes qui affectent toutes sortes deainuosités, éi s*éteadenl de l'est à l'ouest. Cette chaîne a partout loo mètres d'élévn> tioB au-dessus des plaines, et aoo mètres au-de«us du niveau de I9 mer. Elle esl très^ sinueusa et très-anguleuse, surtout au sud-est de Laon; elle se divise encore en une ia» iinité d'embranchements, qui, eux-mêmes très-sinueux, prennent diverses directions.

La moBtaçne de Laon est une des plus remarquables du département , par son isole* ment au miheu de la vaste pkine qui l'entoure; elle u*a que 100 mètres d'élévation ««* dessus de cette plaine.— Les parties montasoeuses du département ne s'étendent que sor les arrondissements de ChAteau-Thierry , de Soissons , et une partie de celui de Laon. Vers restrémité nord de rarrondissemcnt de Vcrvîns, il n'existe pas de diaines de inou-

mfcPAKTEMENT DE VAlSHm. S

HM le pays est montncus, dédiiré par des vallées profondes et bord^ dWar •) oui pantinient être Teflet de bouleversemeou cousulérable«. \

Le tantoire de Vairoodisieittent de Sdut-Ouentlo présenle un aspect très-Tarié. De- poîs k fin do siècle dernier ragriculture j a tait de grands progrès , quoiqu'elle soit en- eore anaceotîMe d*améli(H^ion. Il produit en abondance toutes sortes de grains, des frnitSy et des tins d*nne qualité tris-eslimée, qui sont le principal aliment de rindustric de Seint^^ueniin. Les pnuries , quoiqœ peu nombreuses, y sont abondantes et nourris- sent quaaliié de bestiaux. Les terres de la partie septeutrionale de rarronUissement de Tcrrins sont argileuses, aquatiques et froides; elles n*ont que peu de profondeur et ne soat gDseeptibles que de légers labours. Celles de la partie mériaionale sont dressez bonne nais des rarins considérables enlèvent beaucoup de terrain k ragriadiure. Les

pradoctions dooiinantes sont le froment, le seigle, l'épeautro, l'orge et Tavoine. Le long deinvnlléer *

de roise, qui traverse une vallée renommée par sa richesse agricole , il y a des prairies Ton élève des chevaux, des moutons et des bêtes à cornes. Une des prin* dpnlcs productions est le bois : il y en a de propre à la marioe , mais il n'est guère pos- ailt de Ty employer à cause du défaut de communications et de moyens de transport vers ritttérieur. Les forêts les plus considérables sont celles de Nouvion , d^Andigny, du Rcgnaval, d*Aubenlon et de Saint-Michel. Dans rarrondissement de Laon les terres sont médiocres et ne produisent en général qu'un tiers en froment et deux tiers en seigle ; mais elles sont fertiles en légumes et surtout en artichauts excellents, dont il se fait un gnnd commerce. On compte, dans cet arrondissement, 76,000 hectares de prairies natu- relles; mais eUes sont loin aéire également réparties : dans les contrées eues manquent, on les remplace par des prairies ariificielles assez productives, Ton élève des cbèvaux et des bétes à laine. Les forêts y occupent une étendue considérable, évaluée à 33,ooo hec- tares. Les principales sont celles de Coucy, de Yillequier et de Samoussy. Les terres de rarrondissement de Soissons sont en gênerai bonnes, surtout dans les parties élevées dites de montagnes : elles produisent beaucoup de froment , du seigle et autres grains. Dans ks environs de Soissons et de Braisne on cultive en grand les haricots, dont il se fait un eommerce assez considérable. Le chanvre et la navette sont aussi des productions de cet arrondissement , et quelques essab out fait connaître qu'on pourrait avec succès y culti- ver le lin. Les foins y sont de médiocre qualité, et l'usage des prairies artificielles n*y est pas assez répandu. Les forêts y sont belles et d'une exploitation facile. La plus con- sidérable est celle de Ketz oii de Tillers-Cotterets , dont la contenance est de x5,ooo hec- tares. — Le sol de rarrondissement de Château-Thierry est montueux et très-varié. Les eoteanx situés sur les rives de la Marne sont en général plantés de vignes que Ton y collive avec avantage. Les terres dominantes sont les argileuses et les sablonneuses ; elles {voduisent toutes sortes de grains , principalement du froment et de l'avoine ; les légu- BKs et les plantes oléagineuses s'y cultivent avec succès. Les prairies narurelles sont belles et abondantes ; la culture des prairies artificielles y a fait de grands proin*ès depuis quelques années. On y trouve de belles forêts oui founussent beaucoup de bOiS de corde et de charpente : les principales sont celles de la Fère, de Ris et de la Dole.

Le cUmat du déparlement de TAisne est tempéré, et l'air en général y est vif et sain; on n^y connaît point de maladies ou d'infirmités qui soient occasiooces par la mauvaise qualité de l'air ou des eaux. Cependant il y a des parties marécageuses d'où il s'élève de fréquents brouillards , et dont le dessèchement ne pourrait qu'ajouter encore à la salu- brisé de ratmosphère. On y compte 94 étangs , qui occupent un espace de a,goo faeet. Les vmis les plus dominants sont ceux du sud , pendant janvier et février; du nord , en nsn et arrrîl; du nord-ouest, en mai; du nord et du sud, en Juin ; du nord-ouest et du nid-otiest, en juillet et août; du sud-ouest, en septembre; du nord-est et da md-ouest, n ortobre; du sud, en novembre; et enfin du sud-onest, en décembre.

Le département de l'Aisne a pour chef-lieu Laon. Il est divisé en 5 arrondissements et ra 37 cantons, renfermant 83? communes. Superficie, 370 lieues carrées. Popula- tion, 5 f 3,000 habitants.

MnÊJLALOcis. Ce département n'a point de mines de fer exploilées ; on a cependant trouvé quelques indices de minerai de fer dans l'arrondissement de Tervins, mais ce mi- ne ai est trop peu abondant pour donner lieu i des exploitations utiles. A Aubenton et à Saint-Michel, dans l'arrondissement de Yervins; à CoUigis, à Presles, à Yeslud et à tvujf dans rarrondissement de Laon; à YignoUes, a Septmont, à Billy, à Soupir et à

49,

4 DÉPARTEMENT DE UÀISJCB.

Sûnt-Pierre-d*Aigle , dans l'aitondissemeDl de Soissons; à Coulonges et aux enfirous de la Ferté-Milon, dans rarrondissement de Chàteau-lliierrj, on trouve des oarrières de pierres dures , propres k tontes espèces de constructions. Les oierres calcaires se rencon- trent dans tous les airondissements ; on trouve (|uelquet maiiires dans le département , mais d*une qualité inférieure; on y trouve aussi de f 'ardoise, mais en couches qui n*ont pas assez d'épaisseur et de régularité pour qu'on établisse avec avantage une ez]uoilation suivie. Le plâtre ne se trouve que dans l'arrondissement de Château-Tbierry. La pierre propre à faire de la chaux existe dans toute l'étendue du département i lo fours à chanx sont en activité dans les arrondissements de Tervins , de Laon , de Saint-Quentin et de Soissons : la rareté du combustible s'op|iose à ce qu'on en établisse dans celui de Chàtean- Thierry. L'argile à briques et à tuiles est abondamment répandue dans tout le départe- ment. L'argile à potier se trouve aussi en abondance; elle est mise en œuvre avec aooeès dans plusieurs arroudissements. La tourbe existe dans les vallées de la Haute-Somme, de romignon, de la Souche, de TElette et de la Pêcherie. Mines de lignites exploitées pour engrais.

Pbodoctioxs. Céréales de toutes espèces, dont il s*exporte annuellement 800,000 hect. en sus de la consommation des habitants; graines oléagineuses, sarrazin, légumes, haricots renommés, artichauts de Laou, houblon, lin , chan%Te, fruits à cidre, prairies naturelles et artificielles. 9,956 hectares de vignes, produisant annuellenient 3ao,ooo hectolitres de vin, dont ai5,ooo sont consommés sur les lieux et le surplus livré au commerce. 114,398 hectares de forêts (arbres feuillus). Chevaux, ânes, mulets, bètes à cornes, porcs. Grand et menu gibier (cerf, daim, blaireau ^ sanglier, renard, loutre, cygne, outarde, bécasse, etc.).

IvDusTRiB. L'industrie manufacturière est active et très-variée dans plusieurs parties du département. L'arrondissement de Saint-Quentin possède des fabriques importantes de batistes, de linons, de toiles claires, de gaze-coton, de hnge de table damassé, de tissus laine et soie, de châles façon cachemire, de tulle bobin, de calicots et de tissus de cotoa de toute espèce. On v trouve de nombreuses filatures hydrauliques de colon , de b^les blanchisseries , des fabriques de savon vert et des huileries. Dans l'arrondissement de Yenrins, on trouve des fabriques de bonneterie au tricot, de fil retors pour dentelles, de calicots, de vannerie fine, des filatures de coton et des verreries. L'arrondissement de I^on compte plusieurs manufactures de treillis, de toiles de chanvre et de lin, et des savonneries ; c est dans cet arrondissement que se trouve la superbe manufacture royale des glaces de Saint-Gobain et la belle verrerie de FoUembray. Des filatures de coton, des mbriques de moulins à cribler le grain , des tanneries et des corroieries sont établies dans l'arrondissement de Château-Thierry. Dans l'arrondissement de Soissons, on trouve des fabriques de châles fiiçon cachemire, et de peignes de corne; une manufacture de tapisseries et des huileries. Enfin, dans plusieurs parties du département, il existe des fabriques de boissellerie, de raclerie, de vannerie fine, de fil k dentelle, des fenderies, des laminoin, des clouteries , des pajieteries, des verreries, 140 tuileries et briqueteries, des faïenceries , des manulactures d'acides minéraux et de produits chimiques, etc. ; on y compte 175 brasseries, dont un tiers seulement est en activité d«DS les années la coite des vins et des cidres n'a point manqué.

CoMMxacB de blés, farines, avoines, légumes secs, foins, vins, eaux-de-vie, firomagea, huile de lin et de faine, tourteaux, laines brutes, bonneterie en laine, toiles communes, treillis, lins écrus, batistes et linons, linge de table damassé, tissus de coton, planchcf de chêne, bois de marine, de construction et de chauffage, acide muriaiique, potasse, cendres noires, ardoise, houille, fer en barres, fer-blanc, faux, sel raffiné, ven«i bouteille, gobeletcrie, verre à vitres, cloches de jardins, glaces, savon dur et mou, cuirti bestiaux , dievaux de luxe , etc. , etc.

»«004

▲RROimiSSEBfENT DE LAON.

9 BOVmGS, VILLAGES, CHATEAUX ET MONUMENTS REMARQUABLES; GURTOBITÉS NATURELLES ET 81TE8 PITTORESQUES.

ARRONDISSEMENT DE LAON.

AMIGHT-ROUT. TlDage skué à 6 1. 3/4 de Laon. Pop. 1,498 hab. Manufacture debienoe uanclie.

AHBELAIK. TUlage situé à 5 U 3/4 de Lann. Pop. a5o hab. On remarque aux en- nroos la digne dite de Henri IT, au moyen de bqDelk ce monarque inonda la ville de la Père eC la força de se soumettre. Fa- hntfue de TÎtrioL

Alfl8T-I«K-€BATBAir. Bourg situé sur Ja Lctte, è S L- 3/4 de La<m. Pop. 1,001 h. ^ Aoîay est un bourg très-ancien, que Clo- ^ dooma à saint Remy en 496. On y voit un cbâteaa eonslmit en i54o par le cardi- ■al de Boarbon, qui y reçut sotivent Fran- I*'. Exploitation des ferres pyrileiises fées pour engrais.

ATHIBS. Village situé à 1 1. 1/4 de Laon.

- 800 bab. C'était autrefois un lieu con- Clotaire I'*' avait fait bâtir un Les années étrangères y mirent le feu en 1814 et détruisirent 140 maisons.

AITLIÎOIS. YUhige situé à x 1. x/2 de Laon. Fopu aao bab. C'était jadis une place forte qui fut rendue à Jean ae Bruyères en 1434, et dont les ligueurs s'emparèrent en 15S9.

BKAITRIKUX. Bourg siiué à. 6 1. de Laon. Pop. 85o b. Commerce de bestiaux.

BEAmY-AU-BAC. Village situé sur la rire droite de TAisne , à 9 1. de Laon. v>r POp. 484 bab.

BlAraNCOVRT. Yîllage situé agi. 3/4 Laon. Pop. 1,1 5o bab. On y remar- quait jadis un clés plus beaux cbâteaux de province, dont il reste encore deux pavil- lorj. C*est la patrie de Saint- Just , député à la Convention nationale. Fabr'iaues de loîtes à voiles et de treillis. Nomoreuses ilaiures de coton. Commerce de grains, rban^TC, toiles, cbevanx, elc. Marchés con- adésables pour la vente des chevaux et des beitianx, le premier mercredi de chaque

BOrcOHYILLE. Village silué à 4 I. de Laon. Pop. 65o bab.

A peu de distance de ce village , on re- marque le château de la Bove, qui, du temps de la Ligue , fut un des forts royalistes. Ce château a appartenu dans la suite à la du- chesse de Narbonne; il fut visité plusieurs fois par les princesses, filles de Louis XV : c'est de ces fi^oents voyages qu'a pris son nom le Chemin-des-Dames, qui, partant de l'Ange Gardien entre Soissons et Laon, vient aboutir à ce château. Le Chemin-dcs- Dames travene dans toute sa longueur la montagne sur laquelle s'est donnée la ba- taille de Craonne. Fabrique de poterie de terre commune vernissée.

BRUNHAMEL. Vilkge situé à z3 L z/4 de Laon. Pop. 87a hab. Commerce de hn et de toiles. Marché important pour les graÏDS, le vendredi de chaque semame.

BRUYÈRES. Petite ville située à i I. x/4 de Laon. Pop. 1,1 5o hab.

L'origine de Bruyères remonte au-delà du X* siècle. Eu ix3o, Louis-le-Gros rérieea en commune, ainsi que les villages de Che- ret et de Valbon. Les Anglais h saccagèrent en r358 et en 1373. Jean de Luxembourg, l'un des diefs du parti Bourguignon, s'en em^iara en r433 ; mais il la rendit au roi l'année suivante, avec Auhiois, en échange de la ville de Ham. Les calvinistes s'en ren- dirent maîtres en 1567. Les ligueurs la pri- rent en 1689.

L'abbaye du VAL-CRarrxxs, de l'ordre des Prémontrés, fondée en 1 33 4, dépendait de la commune de Bruyères. Cette abbaye fut brûlée par les Anglais en i43x.

Commerce de chanvre, toiles, chevaux et bestiaux.

CHAUKT. Petite ville située à xo 1. de Laon. ^ ^ûT Pop. 4)390 bab.

Chauny est une ville ancienne que Ton croit être le Contragium de l'Itinéraire d'An- tonin. Philippe de Flandre lui donna une charte de commune en 1x67, qui fut con- firmée par Philippe- Auguste en xai3. J.<es Ks|)agnols Tassiégèrent en i55a, et s'en em- parèrent par capitulation après six jours de tranchée ouverte.

DÉPARTEMENT DE L'AISNE.

Cette ville est bâtie dans une belle plaine à rembranchement du canal Saint-Quentin, sur la rive droite de TOise qui y est navi- " gable « et qui.fbrme en cet endroit aoe ile dans laouelle se trouve comprise la moitié de la ville. Fabriques de toiles de chanvre, treillis, chaussons de laine tricotés , acide sulfurique et muriatiaiie. Filatures de co- ton. Machine à polir les glaces. Blanchisse ries renommées de toiles. Tanneries. Commerce de grains , cidre , huile , bois , bonneterie en laine , chevaux et bestiaux.

' COU€ Y LA-VILLB. Tillase fort ancien situé à 6 1. de Laon. Pop. aëo hab. On y remarque l'église paroissiale, dont le clocher en pierre de taille passe pour avoir été con* struit par let Anglais.

COeGT-L|^€HATEA0. Petite ville très- ancienne, située à 7 I. de Laon. [gl ^O^ Pop. 859 ^^*

Cette ville est agréablement située, au

Sied et sur le penchant d*une colline , près e la Forèl-Basse. Elle est divî&éc en deux parties qui ne se touchent point , qui sont même à quelque distance Tune de l'autre ; la partie la plus considérable, qu'on appelle Coucy-le-Ch&tel , ou la ville haute, est si- tuée sur lo partie élevée d'une colline , au pied de laquelle on voit la ville basse, nom- ■lée CoocyokhYille. La ville haute ou Cou- cy-Je-Château , située au midi de la ville liasse, ipii n'est qu'un village, est entourée de hautes murailles flanquées d'une erande quantité de tours. De cette espèce de for- teresse élevée, la vue plane sur une riche vallée , traversée par la rivière de la Lette , qui va<M perdre dans l'Oise à 3 lieues de là, au<lcsions de Chauny. La ville est per- cée de trois portes ; la première ajipelce la porte de Laon ; la seconde , au sud , nom- mée porte iFÉtrellcs, et anciennement porte Soisaonne, et la troisième à Touest, appelée porte de Guimcrou» Ces portes sont défen- dues par des tours, et la dernière, qui est oominandée par la montagne , en a deux très-fortes ; elle est en outre garantie par un fossé très-profond que l'on traverse sur un pont de pierre. Cette ville a deux places ; Mir Tune, dite Place-Haute, est l'hôtel-de- ville ; sur la place Dassc se lient le marché. Le château, bâti en i5q8 par Hnguer- rand de Couoy * est situé à l'extrémité occi- dentale de la ville. L'ensemble de cet édifice féodal formait un carré irrégulier, défendu par un large fossé, doul chaque angle pré- sentait une tour. Il existe encore une des cinq portes qui formaient l'entrée, protégée

de deux tours. On voit aussi les restes de cet ancien chAleau, et au milieu de ces rai- nes se tient encore debout une grosse et to- luminetise tour, qui^offre un des plus solide! et des plus étonnants monuments de la féoda- lité. Elle a a6o pieds de hauteur, 3oo pieds dt cireonférence, et ses murs ont 3a pieds d'é- paisseur. On y aperçoit trois larges fentes ver- ticales, dont une règne dans toute la hauteur. I«a ville de Coucy commence k figurer dans l'histoire dès le commencement de la troisième race. Elle fui du nombre de ceOes dont la reine Constance, veuve de Robert, voulut en vain conserver la possession, en xoS I . Yers le milieu du XI* siècle, la seigneu- rie de Coucy passa aux mains des sires de Coucy, et resta dans la famille oonnoe sons ce titre pendant plus de deux siècles, c'est- à-dire depuù le règne de Henri 1*** jusqu'à celui de Philippe-le-BeL Ces sires do Coucy se sont illustres dans nos annales par leon rapines , leurs violences et des eiûnes de toute espèce. Le premier de ces seignens dont on ait connaissance, est Dretui de Coucy , seigneur de Boves ; vivant en io35. Un mneux châtelain die Coucy fst connu par ses amours avec Gabriette de Tergy, dame de Fayel, dont la fin tragique, digne de ces temps de barbarie, a fourni le sujet du drame le plus effrayant de notre théâtre. On sait cjue ce châtelain, ble&sé mortellement au siège d'Acre eu 1 191, char- gea son écuyer d'exti-aire &on cœur , de le saler, et de le porter dans un petit codre avec une lettre à sa dièrc Gabrielle. Le seigneur de Fayel, déjà pré\'enu sans doute, se trouva sur le passage de l'ccuyrr près d'entrer au chAleau , lui enleva la lettre et le coffre , et ordonna à son cuisinier d'ap-

Eréter ce cœur , qu'il offrit à manger i Ga- rielle. Cette viande esi-elle bonne? lui dit- il. Délicieuse, répondit t'infortuuce. Je le crois bien , ajouta Fayel eu lui remettant la lettre , c'est le oieur du châtelain de Coucy. Gabrielle, après cet affreux repas, déclara qu'elle n'en ferait pas d'autre, et se laissa mourir de faim.

La ville de Coucy fut érigée en commune en < 197. Dans la guerre entre les Bourgui- gnons et les Orléanais , Coucy fut assiège et pris en i4tx , par le duc de Bourgogne. Le traité d'Auxerre , qui suspendit |)Our un moment la guerre civile , prociura la restitu- tion de Coucy au duc d'Orléans; mais eu x4io, la forteresse ayant été livrée anx Bourguignons , par la trahisou de deux va- lets qui assassinèrent le gouverneur, Pierre Saintrailles Lahire ne put teuir dans la

AKKOin)ISSEM£NT DE LAO!ff.

d Alt fopeè 40 révMsuer, ce quHI fit au fil de répée «oUante L*ani)Cii suivante* le duc de

BeorfigiM «TaBl élé lui-même e^sassiaé.', Csmcj fui enlevée à cellt domination , SQi» hqocfle elle retomba eo 1438. A la mort de JroA de Luxeœbourj;, arrh-^ée en 1440, Tofficier qui commandait pour lui à Goucj, Nndîl celle %ille au duc d'Oriéans, moyen' wint me somme d*aiigent En 1487, le maré> rlial d'Esgurrdes s*en rendit roaitre après huit jniirs de siège. L^avénement de Louis Xlf an trône, en 1498, fil de la baronnie de Coucj une propriété royale. Coucy tomba an pou- voir drs calvinistes en 1 667. Cette ville se dé- clara pour la Kgue en 1 591 : Lameth , qui y romxnandait , la rendit au roi le i"' mai i5e4. A répoque de la fronde, les mécon- leau s*emparèrent de Coucy, qui liit assiégé par les irouoes royales, à cause du refus 4m cofiinandant Hébert de remettre le châ- teau et la ville au maréchal d^Estrées, d*après les ordres du cardinal Mazarin, k qui ce commandant était devenu suspect. Ijcs as- siégeants , malgré la brèche que leur canon avait faite aux murailles de la %nlte, furent arrêtés pendant cinq jours sans pouvoir 7 pénétrer , et le château fut délivré par un corps de troiipes lorraines^ qui força les troupes royales k lever le siège. Gepôndant le ebâteau fut remis au roi sur la fin de cette même année i65a. Mazarin y envoya aussitôt un ingénieur pour faire sauter ce boulrvard trop rcdoutaDle pour la puissanee ro}ale. Ce que b mitie épargna ne résista point aq tremblement de terre qui eut lien en 1692. Lp manoir des sires de Coucy ne fîil plus qu*un monceau de ruines, et la grosse tour, qui resta seule debout, fut fen- due du haut en bas.

CBAONBTE. Petite ville, située à 5 1. de Laon. Fon. x,65S hab. Cette rille a donné ton nom a la bataille qui se donna dans ses environs les 6 et 7 mars 1814. Commerée de bestîaugi.

CRÉCY-SUE-SEBRE. Botti^ situé 4 4 1- da Laon. Pop. a,o85 hab.

ïjt faawux Tbomaa, de Marie, avait à Grécy-sor-Serra un château fort , qui fut pris «t lasé eo xi i5 par ordre de Louis-le- Gros. En 1180, ums charte de commerce hti arconlée par Philipp»>Aiiguste au bourg de Crérj. En i339 , il fut proqu'eutière- ment miné par les Anglais, qui la saccagè- rent d« nouveau en i558 et an i373. La Fomandière le prit sur les ligueurs en 1689. li fut pillé dans les guerres de la fronde en

1648 , et brûlé par lea Espagnob en i06a« Commerce de chevaux et l>es(lauz.

CBÉPT. Petite ville, située dans un ter- ritoire fertile en vins de bonne qualité , à » U i/a de Laon. Bon. x,5oo liab.

La ville de Crépy fut érigée en commune en X 184, sous le rqroe de Philippe- Auf*uste. Citait jadis une ville forte, que les Anglais saccagèrent en i339, et dont ils tentèrent inulilemeut de s*emparer en 1 359. Le duc de Lancasire la ruiua en z373. Les Bour- guignons la prirent en 1418; mais Pothon et Saintrailles la reprirent en 14x9. Le duc de Bourgogne Tassiégea en 1420. Les habi- tants , après une vigoureuse résistance , fu- rent obligés de capituler. Au mépris de cette capitulation, la ville fut pillée et ses fortifications démantelées à la prière des Laonnais, pour les délivrer des excursions que les troupes du dauphin faisaient de Cïépy jusqu'au pied de la moptagne de Laon. £n x544« ^ ministres plépipoteutiaires de François I*' et de remnereur Charles-Quint V signèrent un traité ue pais , connu sous le nom de Paix-de- Crépy. Le ligueur Bala- gny s'empara de cette ville en x548, mais elle fut reprise le lendemain par le brave La Foucaudière, officier royaliste, qui eu iit une place d'armes fort incommode pour Laon , qui tenait alors pour la ligue. Le duc de Mayenne l'assiégea en 1590. La Foucau- dière, qui y commandait, la rendit par ca- pitulation, après avoir employé tous les moyens de rêsisiance qui étaient en son ' pouvoir. Au mépris de la capitulation, cette place fut saccagée et ses fortifications dé- tniiles une seconde fois. En 1649 , Crépy fut pillé par les troupes étrangères au ser- vice de la Franoe.-<- Commerce de chevaux •t de bestiaux.

DIZY. Tillage situé à 3 I. (/a de Laon. Pop. i,55o hab. En iStô, un parti calvi- niste , sorti de la Champagne , livra aux flammes le bourg de Diav; l'église fut brû- lée, ainsi qiie le curé et la plus grande par- tie des habiUnU, qui s'y étaient réfugiés.

EBMB (SAINT-). Tillage situé â 4 1* 3/4 de Laon. Pop. x,85o hab.

fkW W' "^iWe forte , située à 5 1. de Laon. Place de guerre de quatrième classe. es vy Pop. a, 7 9* ^^^'

Dès le X.* siècle, la Fère était une place forte qui appartenait k l'évêque de Laon. Ihibant» CQmte de Blois, s'en empara en 95a. Louis-le-Gros l'assiégea en gSS. Celte ville fut érigée en commime en 1207. Le prince de Condé la prit par surprise en 1579.

DÉPAEICMENT DE VÀJSSnL

Le Hitréchal de Mati8|noii li reprit en 1 58o. Les lîcueuri la surprirent et s*en emparè- rent en iSSg. Henri TV la prit par capitu- lation en i5^, Kfle se rendit aux Prussiens en x8i4.

Après b journée de Waterioo , les Prus- siens , attires ^r I*importance de Tarsenal de la Fère qui avait été réapprovisionné , se présentèrent devant cette place. Elle fut dérendue avec la plus vive opiniâtreté, et dut sa conservation au chef d'escadron d'ar- tillerie, Rerthier, qui y romuuiDdait, et à la bravoure d*une faible garnison à laquelle s'était réunie la carde urbaine. Un blocus de près de cinq mois, les plus dures privations, rieu ne put ébranler le courage et la con- stance des assiégés; on rit même les fem- mes , s'élevant au-dessus de leur sexe, s'as- socier au péril commun , et exprimer leur - indignation à la seule idée de subir le joug de l'étranger.

La Fère est une rille agréablement située dans un vallon entouré de coteaux boisés , sur roise , un peu au-dessous du confluent de la Serre. Ce n'est que depuis 1690 qu'elle a été fermée par un mur d'enceinte. L*école d'artillerie de la Fère , la plus ancienne de toutes celles qui existent en France , a été établie en 17 19. Elle possède deux bâti- ments très-considérables ; l'un sert de loge- ment an commandant, l'autre, le château de la Fère, a été réparé i neuf nour être affecté au service de I école. Cette école pos- sède un fiolvgone pour les exercices du ca- non , situé a 85o toises environ de la place, sur la route de Laon. C'est un champ de 100 arpents, fermé d'un rang d'arbres élevés qui en dessinent l'enceinte. A l'une des ex- trémités de ce polygone sont placées les di- verses batteries , derrière lesquelles sont les magasins , et à l'autre sont élevées deux grandes buttes de terre sur lesquelles le tir est dirigé. L'arsenal de construction est aussi le plus ancien établissement de ce gpnre. Il renferme de vastes terrains et bâ- timents formant un tien de la surface de la ville. Les casernes se composent du quar- tier neuf, du quartier vieux, des pavulons d'olficiers, destinés à recevoir 80 officiers, et 1,600 hommes, nombre auquel s'élève la garnison de la place ; 160 chevaux peuvent être placés dans les écuries. En avant de ce corps de casernes, est une esplanade servant aux exercices et manœuvres des troupes à pied.

La Fère est le lien de naissance du lieu- tenant sénéral Abborille ; du maréchal de camp Abboville; de Charles de Bourbon,

fintAme de roi sons la ligne; det àeax, généraux d*artiDerie dlJrtnme. Fairifme» de savon gras. Scieries de planches. Maitt- nets. Moulins i poudta«. Cammerv» de grains , vins , laines , toiles , cfaariMKt de terre , chevaux , etc.

FOLLEHBRAT. Village situé à 7 L 1/9 de Laon. Pop. 900 hab. Il y avait jadis im château remarquable qui fut souvent habité par François I**" et par Henri H , et Henri IV signa la paix avec le duc de Mayenne.

Follembray possède une verrerie oonsî- dérable dont rétablissement date de 1441. Deux cent soixante ouvriers y sont oocupés continuellement , sans compter ceux qm ser\'ent aux transports des bois , des matiè- res premières, etc. L'usine se compose de quatre fours renfermant chacun six creusets. Les produits de cette verrerie sont juste- ment renommés par leur bonne et belle qualité ; le débit en est assuré dans les dé^

rirtements limitrophes et particulièrement Paris. On y fabrique annuellement plus de deux millions de bouteilles, destinées principalement pour la Cliampagne. On y fabrique aussi des bocaux à fruits en pro- portion, et environ i5o,ooo cloches de jar- din.

FOVRDRAIN. Vilkige situé près de la forêt de Saint-Gobain, à 3 I. de Laon. Pop^ 710 hab.

Le hameau de S^riiT-LAiiBBaT, ntué près de l'étang de son nom, est une dépen- dance de la commune de Fourdrain. On y remarque la porte assez bien conservée et quelques vestiges d'un ancien château fort dont l'euceinte était flanquée d*énomies tours.

GOBAIN ( SAINT- V Bourg située 5 L de Laon. Pop. a,338 hab. Il y avait jadis un château très-fort, ruiné par les Anglais, en i33o, et sur l'emphicement duquel existe aujoinrd'hui hi plus belle manufacture de glaces que Ton connaisse. L'usine de Saint- Gobain, regardée comme l'établissement plus considérable qui existe en ce genre, est très-vaste; elle renferme cinq halles {| les bâtiments en sont magnifiques. Les gla* ces qui sortent de cette manufactine sont non-seulement renommées par la beauté ^ la netteté et hi solidité du verre, mais encoi^ par leur grande dimension; il s'en fabriqua de 10 pi«ls a pouces de haut , sur 4 « 5 pj de large. C^tte manufacture a le dépôt di ses glaces i^Chauny , on les embarqui sur roise potir Paris.

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AtAowtoXSSEMElîT tZ UQN^

Pfp-Le de Loce de LsinclTal, littérateur , eii X764 , ttioft eu i3io.

IJLO^f . Très-ahcîenne ySlle. Chef-Iieii ^a départ eraeol. Tribunal de première instaiiÉe. Couége communat. '[SI ^ Pop. 8,400 hab.

L'oHgîne de Laon remoQ|e a ime époque très-recûlée ; ce n^ctait 'dilns fe prmdfpe ({li'un château très-fqrt par sa situation, tfui rê^tit des Gaulois |e